Popeck

Popeck

Judka Herpstu, plus connu sous le nom de Popeck, est un acteur et comique français. Né le 18 mai 1936 à Paris, il est le deuxième enfant d’une famille juive émigrée d’Europe de l’Est (Pologne du côté de sa mère et Roumanie du côté de son père). Ils vivent pauvrement, « dans une chambre de bonne, sans la bonne ». Pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa mère est arrêtée au mois de mai 1942 à Paris, puis elle est déportée et disparaît à Auschwitz. Son père – ancien combattant de la Première Guerre Mondiale – l’a confié à une organisation clandestine, qui l’a placé comme enfant caché chez un couple nourricier jusqu’à la Libération.

Enfant, désintéressé de l’école, il apprend le métier d’ébéniste et va exercer plusieurs métiers dont celui de vendeur de lingerie masculine, ou encore coursier chez un huissier ; s’inscrivant parallèlement au Cours Simon.

Sous le pseudonyme de Jean Herbert, ou « Héber », il entame une carrière dramatique, et se tourne ensuite vers la comédie en créant un personnage grognon et râleur, avec comme signes distinctifs : un accent yiddish, un costume trois-pièces et un chapeau melon, vendeur de caleçons molletonnés de son état, qui ne cesse de répéter à son auditoire : « On n’est pas des sauvages, tout de même ! ».

Pour écrire ses premiers sketches, il s’inspire des salles d’audience du Palais de Justice ; l’Écluse, l’Échelle de Jacob, le Café d’Edgar, lui permettent de réaliser ses premières scènes, Les caleçons molletonnés lui apporteront le succès.

Il crée le personnage de Popeck en 1968, alors qu’il joue un rôle de valet russe dans L’idiot de Dostoïevski ; à l’entracte, revêtu de son costume de scène (un trois-pièces), il divertit l’assistance en imitant son père, ainsi que l’un de ses anciens patrons.

5 ans plus tard, il décroche le rôle de Moïsche Schmoll dans Les aventures de Rabbi Jacob dirigé par Gérard Oury ; rôle qui le fait connaître du grand public.

Il est fortement encouragé par Gérard Oury et Louis De Funès à poursuivre dans cette veine humoristique, et abandonne progressivement Jean Herbert pour imposer son personnage de juif ashkénaze à la télévision, comme à la scène.

En 1990, il triomphe à L’Olympia, avant d’enchaîner en 1992 sur la scène du Palais des Congrès, puis celle du Casino de Paris en 1995. Ses talents d’humoriste et de comédien enfin reconnus, il se voit offrir de plus grands rôles dont, Harpagon dans L’avare ou Toussaint dans Bas les cœurs.

En 2002, il apparaît dans le film Le pianiste, drame historique et humain, de Roman Polanski.

À l’âge de 75 ans, devenu le doyen de l’humour français, il pense faire ses adieux au public en 2011 avec sa tournée C’est la dernière fois ! qui l’emmène à travers la France, la Suisse et la Belgique, et aussi pour la première fois de sa carrière, en Israël. Son spectacle connaît un tel succès qu’il est prolongé et que des représentations étaient encore données en 2013.

En 2014, il revient sur scène avec la tournée Les éternels du rire.